Le cafard et le bourdon
10 févr. 2010Il s'agit de mon état d'esprit du moment.
Depuis quelques jours, peut-être moins aujourd'hui car enfin le soleil brille, j'ai le cafard, j'ai le bourdon !
Deux insectes dont j'ai du mal à me séparer.
Je pense que j'ai choppé le baby blues, ou plus exactement le baby-cat-blues.
Mon contributeur de bonheur, mon petit chat me manque d'autant plus dans ces moments-là (cf. Penser à la vie qui va éclore... , Ne plus ).
J'ai toujours cette part de culpabilité en moi vis-à-vis de sa disparition, des derniers moments passés avec lui sans avoir su en profiter parce qu'évidemment je ne pensais pas qu'il mourrait si tôt.
Il me manque tant. Je l'aime tant.
Il aura bien marqué son monde car pas plus tard qu'hier, une de mes IDE de ma vie d'avant (comprendre avant le déménagement de l'été dernier) a répondu à notre faire-part avec en post-scriptum : "N'oubliez pas une caresse au chat !"
En fait, il était le seul lien (avec monsieur Djem' bien entendu) que j'avais avec ma vie d'avant.
Arrivés ici, on recommençait ensemble une nouvelle vie. Elle aura été courte cette nouvelle vie ensemble.
Dire que quand nous visitions les maisons, nous étions vigilants à l'environnement et nous pensions avec un jardin clos de hauts murs être à l'abri tout en faisant plaisir à notre bébé chat qui n'avait connu que l'appartement.
C'est donc une véritable rupture pour moi, dont je prends davantage conscience encore maintenant.
Non seulement il est mort, mais avec lui tout ce qui me rattachait à ma vie d'avant, vie tranquille avec jobs sécurisés (je ne parle pas de la PMA bien entendu) ; alors qu'aujourd'hui nous avons déménagé dans une ville qui nous est encore inconnue, où nos jobs respectifs sont encore précaires, plus pour monsieur Djem' que pour moi, mais quand même... Si de ma vie d'avant je suis parvenue à évacuer les greluches, je récupère dans ma vie de maintenant deux parasites justement, que j'aurai plaisir à revoir avec l'arrivée des cloches (comme fait exprès ! lol) lors de ma reprise à Pâques !
Tout à coup ma vie d'avant arrive à me manquer, et j'ai cette impression de rupture qui me ronge, me tracasse, j'ai du mal à me remettre de tout ces chamboulements. J'ai toujours un corps de femme enceinte. Difficile de se regarder dans la glace avec ce corps gros et diforme qui ne servira certainement jamais plus à une autre grossesse. Devoir s'habiller avec des vêtements de grossesse quand on n'est plus enceinte et qu'on a attendu 7 ans avant de l'être, c'est juste un supplice de plus.
Bordel de cafard, bordel de bourdon !