Me voilà revenue de chez Lilou via Line et Bonnemine, et je peux vous dire que ce soir j'ai eu très peur.

Un voyage qui aura duré 2h au lieu de 1h15.

Le ciel ce soir n'était pas le plus bel endroit de la terre.

 

Trois quart d'heure de sur place.

Aucune communication en direction des passagers pour rassurer sur ce qui semble étrange à bon nombre de passagers qui du coup plaisantent pour surmonter certainement leur angoisse.

Trois fois le train d'atterrissage qui sort en trois quart d'heure.

Je me suis dis "putain de merde ça ne va pas encore me tomber sur la gueule, je veux revoir mon oisillon."

 

Je vous passe les détails des échanges avec mon boss qui à sa façon essaie de me rassurer mais qui finit aussi par me dire qu'il n'en mène pas large.

 

Atterrissage de merde, j'applaudis de façon ironique, mon boss le siffle et veut le faire souffler ! mdr

 

J'aurai mis une mandale au pilote à la sortie s'il avait rajouté un mot de plus à son excuse bidon.

Je cite "un tour de manège parce que la piste n'était pas libre".

On est dans un petit aéroport de province avec deux lignes, ça tient pas.

Peu importe quelque part que cela tienne ou pas.

Ce n'est pas une info à donner quand on est au sol.

Si vraiment c'était une histoire de piste, pourquoi ne pas le signaler en vol que le voyage se prolonge ?

Ca serait beaucoup mieux passé - même si ce n'était pas ça - le temps pour lui de régler le vrai problème.

 

Avec un peu de recul maintenant je me dis qu'il a peut-être lui aussi eu très peur et était dans l'incapacité de délivrer un message cohérent sans induire le doute dans l'esprit des passagers qui du coup auraient paniqué.

Alors que là en ne disant rien, la panique était quelque part plus longue à se fabriquer.

 

J'ai vraiment eu très peur ce soir : les mains moites, les larmes aux yeux quand enfin tout s'est arrêté.

 

Je suis montée à l'étage voir ma grande Victoire, je lui ai dis que j'étais rentrée, que je l'aimais.

Je vais de ce pas rejoindre mon lit et dire les mêmes mots doux à mon cher et tendre dont nous serons, son oisillon et moi-même demain sans nul doute, les plus beaux cadeaux : VIVANTS !

 

Happy birthday mister Djemie !

 

 

 

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