Ils sont nombreux en Pma les obstacles.
On a beau cravacher les juments que nous sommes, toutes ne parviennent pas à la ligne d'arrivée.
Quand elles y parviennent, ce n'est pas non plus sans conséquence physique et psychologique et ce n'est pas pour cela que neuf mois plus tard, les juments pourront se targuer avec leur trophée sur le podium des heureux parents comblés (...).

Et pour cause... Quand le résultat de la prise de sang confirme qu'il y a un début de grossesse, la course n'est pour autant pas terminée.
Comme je l'ai souvent écris sur des forums, "après le positif, c'est encore plus dur", d'autant plus qu'on a tant galéré pour arriver à ce résultat positif  et que notre désir d'enfants est ancré depuis si longtemps.

Dans l'ordre, voilà ce à quoi on peut s'attendre tout en sachant que la peur n'évite pas le danger et qu'il est des grossesses, qui se déroulent à merveille... oui mais, il y a aussi celles qui ne se passent pas comme les autres, et pour les personnes qui sont en Pma, c'est d'autant plus douloureux, même si la jument était bien entraînée et montée par un bon jockey...

Petit inventaire des horreurs...
- la fausse couche biochimique ou précoce
- la GEU = grossesse extra utérine
- l'oeuf clair
- le décollement placentaire
- la mort de l'embryon
- la fausse couche
- les anomalies détectables à l'écho des 7-8SA si on les cherche... (comme l'anencéphalie), des 12SA (comme le spina bifida) qui entraînent malheureusement l'IMG.

A trois mois, on se croit enfin "libérer", c'est souvent d'ailleurs à ce stade qu'on annonce la bonne nouvelle, enfin chez les "valides".

Et bien non ! Gygy d'amour dit qu'après le cap des trois mois, il y a aussi celui des 16SA, mais qu'il est toutefois préférable d'attendre l'écho morpho des 22SA (...).
Et Monsieur Djemie d'ajouter : "jusqu'à ce que le bébé soit né en somme alors ?!".

Extrait d'un psychottage intensif d'une grossesse dont le traitement avait débuté le 25 décembre 2007, un résultat positif le 29 janvier 2008, un décollement placentaire en février, un allitement (isolement devrai-je dire) de trois mois pour cause d'ovaires dystrophiés et prêts à se tordre, l'annonce à l'écho des 12SA d'une malformation incompatible avec la vie en dehors de mon utérus...

L'épreuve de la Pma c'est aussi celle de l'endurance, en plus de celle du contre la montre et du saut d'obstacles.

A toi Marielle qui traverse un moment douloureux, ne perd pas courage, aie confiance en ton corps.
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