Effondrée
31 déc. 2009Sale nuit et les jours qui suivent me font peur.
Je suis effondrée, je reviens d'un tour dans le jardin en petite culotte et t-shirt à appeler mon nain à fourrure vu pour la dernière fois hier soir par monsieur Djemie sur les coups des 21h00.
Ce n'est pas à son habitude, notre nain à fourrure rentre tous les soirs au bercail.
Je suis effondrée car je le connais bien et jusqu'à présent la Djemie's home était un lieu sûr clos de murs suffisament hauts qui lui permettent de dominer mais jusqu'alors pas de descendre dans la rue. D'ailleurs autant il est très curieux et serait prêt à bondir s'il voyait un autre chat passer sur son territoire, autant il a peur des voitures.
Monsieur Djemie à minuit a fait un tour de pâté de maisons pour voir s'il n'était pas écrasé (...).
Il y a une semaine une jeune fille est venue frapper à notre porte : sa petite chatte avait disparu !
Cela n'est pas sans faire écho à la disparition étrange de notre chat.
Il a plu fort pour changer hier soir et dans la nuit, et pas de nain à fourrure réfugié dans la véranda comme à son habitude. Rien. Disparu.
Mon chat a disparu, je ne m'en remettrai jamais. (cf. "Tertonus roi des puces" , La cachette du chat, l'armoire de Rosalie , Dédicace à mon nain à fourrure ).
Je culpabilise car ces derniers temps avec ma guibole qui me fait mal, je suis moins disponible pour lui.
Hier je lui ai crié plusieurs fois dessus car justement il me sollicite pour aller dehors, rentrer, retourner dehors, et avec ma jambe douloureuse, c'est pénible.
Je ne parviens pas à me souvenir du dernier calin avec lui, mais seulement de mes hurlements d'abrutie quand cet après-midi il s'est attaqué à la plante verte, à la guirlande du sapin, à un échantillon de fond de teint posé sur la table car Monsieur voulait de suite ses croquettes ! Sauf que ce n'était pas l'heure ! ;)
J'ai d'abord voulu débuter la nuit en bas dans le salon, proche de la véranda là où il gratte avec sa patte pour qu'on lui ouvre, puis je suis montée dans la chambre. En me levant toute à l'heure, sur le palier face à notre porte, là où il a élu de lui-même domicile pour dormir, c'était vide... J'en pleure, je suis orpheline, il me manque tellement mon petit chat.
Je suis si malheureuse, ce chat c'est comme notre enfant... il fait d'ailleurs partie du faire-part que l'on a osé préparer... j'ai vraiment vraiment beaucoup de peine.
En grande supersticieuse que je suis, avant-hier j'ai perdu mon petit grigri - mon ours de porte-clé qui m'avait été offert - (cf. Ti Grigri : espèce à préserver ). Entre la mater et la maison. Impossible de le retrouver. Cela m'a contrarié car j'y tenais beaucoup. Je me suis dis, et je l'ai dis à monsieur Djemie aussi, j'espère que cela ne va pas présager d'une mauvaise nouvelle.
Avant-hier aussi, en déchargeant les films et photos de l'appareil numérique suite à Coiffer au poteau ? , on s'est aperçu que le personnage principal c'était notre chat : filmé et photographié sur toutes ses coutures. C'est vraiment notre roi et beaucoup de choses tourne autour de lui. Et quelque part en voyant cela, je me suis dis en moi-même que le jour où il ne sera plus des nôtres on aura ces petits films de lui.
Je ne sais pas si le plus grand des malheurs ne serait pas d'être supertitieux après tout....
Hier c'était donc peut-être la dernière fois que je voyais mon nain à fourrure et je n'ai pas su en profiter.
Je m'en veux, il me manque tellement, plus rien ne sera jamais comme avant sans lui.
Je ne peux m'imaginer faire son deuil, non pas là, pas maintenant, pas comme ça.
Aujourd'hui j'avais prévu le coiffeur et la maquilleuse pour être dans le ton de la fête. Nous recevons un couple d'amis et je m'en faisais une joie. Hier soir j'ai préparé une superbe bûche maison pour l'occasion. Je crains de gâcher la soirée en proposant une battue à la recherche désespérée de mon chat, mon petit chat, ma petite bébète que j'aime tant.