Si la France faisait de même, j'aurai honte pour mon pays.
Contente de n'être ni catho maso ni polonaise : it's a shame !!!!


Article publié dans le journal La Croix du 2 septembre dernier

 VARSOVIE, 2 sept 2009 (AFP) - Des ultra-catholiques polonais préconisent la prison contre la fécondation in vitro Un projet de loi, élaboré par des catholiques ultra-conservateurs et prévoyant une peine de prison en Pologne pour le recours à la fécondation in vitro (FIV), sera examiné la semaine prochaine par le parlement polonais, a annoncé mercredi son président Bronislaw Komorowski. Initiative d'un groupe de citoyens "Contra in vitro", le projet a réuni en sa faveur plus de 160.000 signatures. Il propose que "toute personne dont l'action conduit à la fécondation in vitro" soit passible d'une peine de prison allant jusqu'à 3 ans. "Ce projet suscitera sans doute d'énormes émotions", a déclaré M. Komorowski. Il doit cependant être examiné à la prochaine séance, pour des raisons formelles, le texte ayant été déposé à la mi-juin au parlement qui a trois mois pour l'étudier. Plusieurs projets de loi concernant l'IFV, qui échappe jusqu'ici en Pologne à toute régulation juridique, se trouvent déjà au parlement. Deux émanent du parti libéral Plateforme civique (PO) au pouvoir, l'un de la gauche social-démocrate (SLD, opposition) et l'un du parti conservateur Droit et Justice (PiS, opposition). La question divise la classe politique, alors que la puissante Eglise catholique de Pologne alimente le débat par des prises de positions autoritaires condamnant sans appel la fécondation in vitro. Les évêques polonais ont notamment qualifié l'IFV de "sorte d'avortement raffiné" puisque cette méthode "fait périr de nombreux embryons" à chaque tentative. Un archevêque, Mgr Henryk Hoser, est allé jusqu'à qualifier les partisans de l'IFV de "schizophrènes moraux". Après la chute du communisme en 1989, l'Eglise catholique avait obtenu l'interdiction de l'avortement, qui est désormais passible en Pologne de 2 ans de prison pour tous ceux qui le pratiquent à l'exception de la femme enceinte elle-même, et sauf en cas de viol, d'inceste ou de malformation irréversible de l'embryon.

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