Les abrutis finis
24 août 2009Par deux fois, je demande à des collègues de retour de vacances si celles-ci ont été bonnes.
Une sorte de "ça va?" à la con dont personne n'attend jamais la réponse mais bon, je suis sociable et je fais comme tout le monde... mais je ne m'attendais pas à ce genre de réponse là !
Réponse du premier intéressé, qui par là-même occasion se présente puisque c'est la première fois que je le rencontre :
"Moi c'est Germain, j'ai 38 ans et quatre enfants, je reviens de 15 jours de vacances qui n'en ont pas été car j'étais avec mes enfants".
Là je me dis, il est grave celui-là car il se présente par ses enfants, lesquels ont vraisemblablement gâchés ses vacances ! Un comble d'avoir autant de mômes et de parler d'eux de la sorte.
Ca ne me fait ni rire ni sourire, je le trouve trop con celui-là ! Il avait se retenir d'en faire quatre si c'est pour se plaindre ! Abruti !
Et de un !
Réponse du deuxième intéressé :
" Tu parles de vacances ! Avec les enfants ce ne sont pas vraiment des vacances."
No comment ! Et de deux !
Est-ce que c'est parce que je ne connais pas ce que c'est que d'être parents que je réagis de la sorte ?
Je m'étonne toujours de la façon dont les parents parlent de leurs enfants. C'est assez révélateur de ce qu'ils sont il me semble.
Peut-être que quand je serai parent je comprendrais ?
Combien de fois n'avons-nous pas entendu, nous invalides, ce genre de remarques :"Tu n'as pas d'enfants, tu ne peux pas comprendre." ?
Une "amie" me l'a dit une fois. J'avoue qu'à partir de ce jour là j'ai compris que cela n'en n'était pas une d'amie, et je n'étais pas encore rentrée en PMA !
Et en même temps, nous les invalides, ne dit-on pas : "Ceux qui ne sont pas passés par la PMA ne peuvent pas comprendre." ?
Oui mais, entre des enfants qui pourrissent les vacances des parents et la PMA, je me demande bien ce qui est le plus usant. Je ne me le demande pas, vous ne vous le demandez pas, nous connaissons la réponse !
Alors à tous ces parents plaintifs, je leur dis que s'ils avaient vraiment désiré leur enfant, s'ils connaissaient ce que c'est que de perdre un enfant, ils ne tiendraient pas de tels propos, et encore moins à des inconnus.
La prochaine fois, car jamais deux sans trois, je crois que je rétorque que personnellement j'en rêve de vacances avec mes enfants car je les aime déjà et pour la vie avec toutes leurs bêtises à venir ! J'ai hâte !