Tirage du 8 mai 2009
18 mai 2009612 (+) - 412 - 413
Telle était la classification (pour ne pas employer le terme "score" trop "compét" à mon sens) des trois embryons transférés.
Autrement-dit des embryons fragmentés comme d’habitude, et retardataires pour un transfert à J3.
Le reste est parti à la poubelle comme d'habitude aussi.
Douze jours qui sont passés assez vite car mine de rien j'étais bien occupée professionnellement, puis en "vacances j'oublie tout" (ou presque) !
Le 8 mai à 2h00 du matin j'ai été prise de violentes douleurs dans l'aine gauche. J'ai pris du paracétamol et ai attendu "sagement" mes règles. A ma demande, monsieur Djemie m'a fait une bouillote car cette douleur immense persistait. Puis, recroquevillée sur moi-même, j'ai commencé à geindre, c'était insoutenable.
JAMAIS je n'ai autant souffert.
Après avoir contacté médecin de nuit puis les pompiers, c'est enfin une ambulance dépêchée par le Samu qui m'a conduite à 5h00 du matin au centre Pma qui m'a pris en charge pour une hyperstimulation de grade 3.
Ma température était basse donc pour moi les règles devaient arriver et je ne comprenais pas qu'elles mettent s'y longtemps.
Mais bon, à force de traitement, 5 au total...
La louse !
Pour avoir déjà fait une hyperstimulation, la douleur ici était vraiment différente.
Alors quand monsieur Djemie m'a demandé si ce n’était pas une hyperstimulation, je lui ai répondu : « Je sais quand même ce que c'est ! Et de plus ma température est basse. »
Bis repetita.
A 8h nous avions les résultats du bétaHCG. Pas le temps de réaliser vraiment et puis avec notre parcours on relativise très vite, on sait qu'il est inutile de s'emballer et qu'il faut vivre "chaque chose en son temps". On croise dans la foulée une infirmière avec de belles Croc’s à coccinelles et trèfles à quatre feuilles - et il me semble aussi des petites cerises -, je l’apostrophe : « Elles sont super chouettes vos Croc’s, portez-nous bonheur ! ».
La douleur n'est jamais partie malgré les tonnes de morphine.
J'étais bien incapable de me déplacer.
On m'a toujours véhiculé sur une petite chaise. Une chaise porteur d'abord pour descendre les 3 étages de la maison. Ce sont les ambulanciers qui ont souffert ce coup-là !
Il fallait néanmoins que je monte sur la table pour les échos, c'était horrible.
Installée dans un autre service que celui de la maternité, une infirmière face à mes gémissements, rapidement devenus des cris, a fini par me dire qu''il y avait plus d'angoisse que de douleurs ! "
Alors j'ai hurlé de plus belle et hurlé encore, vomis aussi. Et j'aurai hurlé à la mort encore et encore. J'avais profondément mal, c'était anormal. Je ne suis pas une comédienne. Je me souviendrai toujours du visage de cette idiote d'infirmière.
Au bout de cinq FIV et une IMG, on ne joue pas la comédie : on en chie !
J'ai fini par voir le gynécologue qui prenait la suite de la garde du précédent.
De suite, ce gynécologue a pensé à une torsion ovarienne (cf. link): « Il n'y a que ça qui peut résister aux plus puissants antalgiques. »
Mais la torsion ne se voyait pas à l'écho. La seule solution était donc de m'opérer et d'aller voir ! Une coelioscopie.
Il fallait contacter le gynéco-chirurgien de garde pour procéder à l'acte chirurgical.
Et ce dernier ne voulait pas opérer sans une écho Doppler et évacuer la possibilité d'une colique néphrétique.
J'ai du de nouveau attendre 45 longues, très longues et intenses minutes, que le radiologue de garde arrive et procède à cet examen.
Face à cette longue attente, mes hurlements, le gynéco était prêt à me préparer directement pour le bloc sans passer par la case écho Doppler. Le radiologue a fini par arriver et effectuer l'examen qui ne permettait pas d'observer de torsion. Tout était bien vascularisé. J'ai du remonter sur cette table d'examen.
J'ai du aussi, pour éliminer la piste de la colique néphrétique, faire pipi alors que je n'en avais pas envie et que j'avais mal, et qu'il fallait que je trouve encore des forces pour aller m'asseoir sur les toilettes.
Quand le résultat bandelette s'est révélé négatif (pas de sang dans les urines), j'étais de suite préparée pour partir au bloc.
Il était 17h00 et cela faisait tout juste 15 heures que je souffrais le martyre.
J'ai eu droit à un bloc et une salle de réveil pour moi toute seule ! La grande classe !
Disons que le 8 mai étant un jour férié... celui de la "victoire" aussi...
A 19h00 je regagnais ma chambre que j'ai quitté semaine dernière.
L'ovaire gauche avait fait non pas une, mais deux torsions : une double torsion sur lui-même !
Un ovaire bien acrobatique !
J'avais bien failli le perdre surtout !
Je reste extrêmement fatiguée psychologiquement et physiquement.
Depuis, c'est toujours "chaque chose en son temps", car pour le moment je suis convalescente encore au minimum deux semaines de repos post-opératoire et quarante jours de piqûres d'anticoagulants (made by monsieur Djemie ! :))) et de contrôle de la numération plaquettaire...
Merci à ceux qui m’ont soutenu pendant cette nouvelle épreuve, ceux m'ont envoyé des petits mots et qui se sont même inquiétés de ce silence.
Quand j'irai mieux, je reviendrai vous lire.
Ah oui, je ne peux complètement boucler la boucle de cet article sans vous donner le numéro complémentaire à J12 : 126, à J14 : 252, à J16 : 530, à J19 : 2943, à J22 : 7976.
Inch Allah !