Ce qui importe
19 oct. 2008En regard de la qualité embryonnaire, nous lui avons demandé lesquels il allait transférer et ce qu'allaient devenir les autres, car cette fois, il y en avait plein d'autres (mais incongelables puisque fragmentés).
"On va mettre ceux à trois [deux à trois cellules], car si on en mettait trois et qu'ils leur prenaient l'envie de tous s'y mettre !!!"
En somme, voilà comment on peut interpréter cette phrase : "Je vous conseillerai bien d'en mettre trois vu la qualité embryonnaire, mais en même temps, c'est tellement imprévisible ! Même des embryons de ce type peuvent débuter une grossesse !"
Rosalie était un "4 cellules fragmentés", mais les médecins nous ont assuré que la fragmentation n'avait pas de rapport avec l'anomalie foetale.
Message d'espoir pour les couples, qui comme nous, n'ont jamais eu de "beaux embryons", au sens où on le lit souvent sur des forums, où fières de leurs embryons (c'est en quelque sorte déjà notre progéniture il est vrai), nombreuses femmes se réjouissent d'avoir des "huit cellules", des embryons "parfaits", ou encore des embryons "sans fragments".
Aujourd'hui ce qui m'importe après tout ce parcours, c'est d'avoir un enfant en bonne santé à la naissance, quel que fut le début de sa vie, à 2, 3 ou 8 cellules, avec ou sans fragments !
D'ailleurs, savez-vous si vous étiez avec ou sans fragments vous au début de votre vie ??? ;)