Oui et vice versa.
Lisez et relisez plutôt : "Le malheur des uns fait le bonheur des autres". (cf. Bien être : )
C'est le sentiment que j'ai eu quand notre malheur - comme je l'appelle - nous est tombé dessus.
J'ai eu cette drôle d'impression que ça "réjouissait" certaines personnes.

Bizarre non ?
Et pourtant si !
Ca ne tombait pas sur elles, elles pouvaient donc dire "Ouf ! Pas moi !".

Et moi, leur bonheur d'être enceinte me rendait, me rend encore malheureuse.
"Pourquoi nous ? Pourquoi moi ?"
Je me le suis encore demandée hier soir au coucher.

Une Fiv ISCI qui réussit avec des "derniers de la classe" - une cryptozoospermie et des embryons fragmentés -, il fallait le faire !
Puis s'en suivent trois mois d'allitement à cause d'ovaires proéminants (en attendant que le placenta prenne le relais), un léger décollement et un contrôle sécu plus tard (au cas où je m'amuserai à gruger la Cpam...), voilà qu'on nous annonce une anencéphalie ! (cf. Le jour où je me suis faite doubler par une baleine )

Une IMG et une hystéro-résection plus tard (cf. Notre 1ère décision en tant que parents & L'accroche accrochée : on est bien emmerdé ! ) : on me colle une greluche enceinte au bureau !

Ca s'appelle la cruauté voire pire :  l'indifférence... le mépris de ma souffrance...
Six mois que je serre les dents en attendant qu'elle dégage, que son bonheur devienne le mien, que mon malheur devienne le sien !

C'est terrible mais c'est vraiment comme ça que ça se passe dans ma tête !
Qu'elle souffre pour qu'elle arrête de me faire souffrir en s'étalant avec son gros ventre et ses histoires de potiche. Qu'elle la ferme et dégage !

Fin du mois elle devrait être partie ! Youpi ! Mais elle va fêter ça... bis repetita... "Le bonheur des uns fait le malheur des autres"...


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