Tel est le titre de l'article de Martine Pérez dans Le Figaro du 4 septembre dernier.

Extraits :

" En Espagne, tout comme en Belgique, la loi est plus souple. Rien n'interdit à des jeunes femmes de «vendre» leurs ovocytes. Pour la seule Catalogne, 5 000 dons d'ovocytes ont été effectués en 2006, dont une bonne partie ont bénéficié à des femmes françaises souffrant d'une stérilité d'origine ovarienne. Les donneuses seraient des étudiantes rémunérées, soit originaires d'Espagne, soit venant des pays de l'Est. Sur certains sites Internet, on apprend qu'il en coûte 5 000 euros tout compris pour faire une fécondation in vitro avec don d'ovocytes."

Le Pr François Olivennes s'interroge : "Le problème, c'est que si l'on rémunère les dons d'ovocytes, comment ensuite assumer la gratuité du don de sperme, de moelle osseuse, de sang…"

Quand au Pr Israël Nisand (Strasbourg), qu'il "vaudrait mieux réfléchir au don dédié : une femme pourrait bénéficier directement du don d'ovocytes d'une proche sœur, cousine, amie , dans un cadre très strict. Ce qui mettrait peut-être à mal l'anonymat, mais respecterait le principe de gratuité."

Prévue en 2009, la prochaine révision des lois sur la bioéthique sera certainement l'occasion de débattre de cette question.

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