Dans Le Monde d'aujourd'hui, Philippe Menasché, chirurgien cardiaque à l'hôpital Georges-Pompidou, professeur à l'université Paris-Descartes, directeur d'une unité Inserm consacrée à la thérapie cellulaire cardiaque, nous fait part de la position de la France quant à l'utisation des cellules souches embryonnaires.

Une France au gouvernement frileux selon lui. En ce premier jour d'été, c'est bien dommage !

On y apprend en effet que la loi de bioéthique, dont la révision est prévue en 2009, ne le sera peut-être pas ! 
"Malgré le poids de la religion, l'Espagne s'est dotée d'une des législations les plus libérales d'Europe sur les cellules souches. Malgré le poids de l'histoire, l'Allemagne vient de dépénaliser cette recherche." avance le chirurgien. Mais la France...

L'auteur rappelle que les "cellules souches embryonnaires sont dérivées d'embryons âgés de 4 à 6 jours, conçus dans le cadre d'une fécondation in vitro et conservés par congélation. Si, au bout de cinq ans, le couple n'a plus de projet parental, la loi prévoit leur destruction. La loi de bioéthique de 2004 interdit les recherches sur les cellules souches embryonnaires et n'autorise l'Agence de la biomédecine à délivrer des dérogations que pendant une période expérimentale de cinq ans. Sous couvert d'un accord des parents, la loi permet alors qu'au lieu d'être détruits les embryons soient utilisés pour obtenir des cellules souches."

L'intégralité de l'article intitulé "Cellules souches : la France invisible" ici : Article de Philippe Menasché

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