L'accroche accrochée : on est bien emmerdé !
05 juin 2008 Diffcile de trouver un titre, une accroche (c'est presque de l'humour noir) à ce qui va suivre.
La petite rétention placentaire vue à l'échographie ces derniers jours, est toujours présente, bien accrochée, et embête bien son monde, moi au premier chef, mais même gygy d'amour.
Je cite : "C'est la loi des emmerdements maximum" (...).
Rien de tel pour nous rassurer !
Mais à quoi bon d'être rassurés quand on sait que l'intervention chirurgicale de mardi prochain (hystéroscopie) comporte des risques et non des moindres : ceux de ne plus jamais pouvoir avoir d'enfant. C'est aussi simple et cruel que cela.
Le biologiste nous avait rassuré lui il y a une douzaine de jours, avant que nous ne découvrions le problème. J'avais la chance d'avoir un utérus qui pouvait porter des enfants. Il y avait au moins ça, car mes OPK n'arrangent rien et les zozos jouent à cache cache.
Hier je suis repartie avec 21 jours d'antibiotiques. Ceux-ci devant préparer l'intervention à venir. Compter 1 heure d'intervention et comme pour les biscuits, une deuxième cuisson est possible au mois d'août !
Mardi soir, le gynécologue devrait être en mesure de nous dire s'il s'agit d'une rétention placentaire ou d'un polype, s'il a pu retirer et s'il y aura une seconde intervention.
Parfois j'ai envie de me rendre et de crier "Cessez le feu !" ou plus approprié encore : "Ne tirez plus sur l'ambulance !"
J'oscille, je louvoie... un pas en avant, deux pas en arrière, trois pas sur le côté.
Si mardi je ne devais plus pouvoir tenter notre chance en PMA, ne plus jamais pouvoir porter d'enfants, alors je crois que je pourrai dire que le diable existe. J'espère qu'il ne m'emportera pas.
En attendant la sentence, je vais me réfugier dans les "Petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête... et par beau temps aussi" de Christine Orban.