Il y a deux ans que je suis une pacsgirl.

Deux ans hier (cf. 10h00 - 10h30 ) et deux ans demain pour la fête entre amis qui avait suivie.

 

Pour notre PACS nous avions déjeuner au Saint-Placide à Saint-Malo.

Nous avions poursuivi par une petite balade sur la plage et sur le Grand Bé.

Nous étions bien.

 

Il y a un an je ne sais même plus ce que nous faisions ni où.

J'ai retrouvé ça : Joyeux pacsanniversaire

 

Cette année rien de folichon.

Nous sommes fatigués, malades, je suis sur les nerfs... mais nous étions tous les trois et c'est déjà beaucoup.

 

A la biocoop j'ai acheté pour mon cher et tendre une plaquette de chocolat aux épices aphrodisiaques.

J'avoue avoir hésité, après avoir remis le "kit" en rayon, avec la Maca en ampoule !

Je me suis tâtée. Comme un symbole de se dire on tente avant d'être foutus.

 

Mais je crois bien que je suis déjà foutue. Je suis dans un état physique et psychologique pitoyable.

Ce n'est pas faute de prendre des vitamines, c'est faute de sommeil !

Les vitamines ne comblent pas tout le déficit. Il faut que je me rééquilibre et vite si je ne veux pas partir en sucette...

 

Je ne m'aime pas ainsi, je peux même écrire que je me déteste.

Et comment peut-on m'aimer tel que je suis actuellement d'ailleurs avec cette fatigue à n'en plus finir qui me pèse depuis des mois, ces valises sous les yeux et cette impression de nullité.

 

Je rêve de vivre dans le luxe : avoir des grands-parents pas très loin pour de temps en temps nous reposer.

Car soit je suis vieille (ce qui n'est pas faux), soit je suis très mal organisée (ce qui n'est sans doute pas complètement vrai), mais je n'en peux plus.

 

J'ai l'immense chance de pouvoir beaucoup me reposer sur mon pacsman.

Mais il arrive un moment où tout le monde flanche.

 

Il est temps que je fasse "reset" pour savoir où j'en suis et où je veux aller.

J'ai commencé par pleurer un bon coup après avoir reçu un coup de jouet en bois sur le nez par mon bernique.

C'était le truc de trop, reçu comme une agression alors que ce n'en est pas une bien sûr.

 

Une envie de "partir" pour que tout le monde soit en paix, sans moi qui ne tient plus.

Parfois je me dis que ce serait le meilleur service que je pourrai rendre plutôt que de me montrer énervée, au bord des larmes, toujours à ressacer les mêmes choses "je n'en peux plus", à oublier alors que d'habitude j'ai une mémoire imparable.

 

Vivement que je trouve le temps de dormir.

Vivement que Morphée se réconcilie avec moi.

Vivement que le marchand de sable ne m'oublie plus dans sa grande tournée...

 

Vivement qu'on me foute la paix aussi ! Mais ça c'est une autre histoire... quoique...

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