Je vous invite à lire l'article très intéressant de la journaliste Martine Perez paru ce jour dans Le Figaro et que l'on peut lire aussi ici : link . J'ai mis en gras certains passages.

Surtout je vous recommande de consulter la publication du Bulletin épidémiologique hebdomadaire parue ce jour ici : link 

24 pages pour y apprendre plein de choses... et notamment la perte de gamètes ou encore les erreurs d'attribution ! (...) Mais aussi un article sur l'AMP sans frontières. Et un autre, celui évoqué par Le Figaro, duquel je retiens que je fais partie quelque part de ces 4 couples sur 15 qui ont eu la chance d'avoir un enfant suite à une FIV de rang 4... et que sur la cohorte de 100 couples, 41 couples ont une naissance suite aux FIV réalisées dans le centre.

Les huit centres en question dans l'article sont ceux de Besançon (CHR), Sèvres (Centre hospitalier des Quatre villes), Clermont-Ferrand (CHU), Rouen (Clinique Mathilde), Marseille (Institut de médecine de la reproduction), Caen (CHU), Paris (Institut mutualiste Montsouris et l'hôpital Cochin).

 

Quelles chances les couples infertiles ont-ils d'avoir un enfant lorsqu'ils se lancent dans ce parcours du combattant qu'est la fécondation in vitro, ou FIV? Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) consacre ce mardi un numéro extrêmement documenté sur l'état de la procréation médicalement assistée en France et publie une enquête qui, pour la première fois, répond à cette question avec précision. En pratique, les médecins pourront désormais s'y référer quand une patiente investie dans une telle démarche les interrogera: «Docteur, quelles sont les chances pour que cela marche?» L'Institut national d'études démographiques (Ined), l'unité 1018 de l'Inserm, l'université Paris-Sud et l'Institut mutualiste Montsouris ont lancé une enquête à partir des dossiers de 6507 couples ayant réalisé une première fécondation in vitro dans huit centres français entre 2000 et 2002. Pour connaître la suite de leur parcours, ces chercheurs ont réalisé une enquête postale entre 2008-2010 pour savoir où en étaient ces couples huit ans après. Leurs résultats publiés lundi révèlent que 70% d'entre eux ont eu l'enfant espéré, au final, même si ce n'est pas uniquement grâce à la FIV. Des taux rassurants pour ces personnes qui vivent en général leur infertilité dans une grande détresse.

 

Un délai moyen de cinq ans

Les chercheurs se sont donc penchés rétrospectivement sur 6502 couples ayant réalisé une première ponction d'ovocytes entre 2000 et 2002 dans huit centres participant à l'étude. Les femmes étaient alors âgées en moyenne de 33 ans et les hommes de 36. Au final, après un nombre de tentatives allant de 1 à 4, 41% de ces couples ont réussi à mettre au monde un enfant vivant. Pour 51% d'entre eux, la naissance a eu lieu dès la première tentative, 26% ont dû attendre le deuxième essai et 13% le troisième. 10% ont subi quatre tentatives successives. Entre la décision de concevoir un enfant et la naissance par FIV, le délai moyen est de cinq ans.

Que sont devenus les 59% de couples qui n'ont pas eu la chance de réaliser leur rêve de devenir parents lors de ces cycles de fécondation in vitro? Pour le savoir, les chercheurs ont réussi entre 2008 et 2010 à retrouver et à interroger par voie postale 1100 couples n'ayant pas eu d'enfant grâce à la FIV entre 2000 et 2002. Cela a permis de découvrir que 49% d'entre eux ont finalement réalisé entre-temps leur projet parental. Avec un délai moyen de sept ans entre le début de cette quête et sa réalisation. Dans 19% des cas, ces couples ont eu leur enfant par adoption, dans 18% des cas par une conception naturelle et dans 11% des cas grâce à de nouveaux traitements de procréation initiés dans un second temps.

«Dans une cohorte rétrospective reconstituant le parcours de couples ayant suivi un traitement par FIV, 70% d'entre eux ont réalisé leur projet parental après un délai moyen de cinq à (….) sept ans», écrivent les auteurs. Ces chiffres sont sans doute à moduler un peu, car, lors de la seconde phase de l'enquête, un pourcentage important de couples a été perdu de vue (non-réponse, déménagement…). «Une telle approche met en évidence l'apport important du traitement par FIV pour ces couples, mais elle fait également apparaître que cette technique n'est pas l'ultime chance et que d'autres voies sont possibles, concluent les auteurs. Ces résultats nous rappellent que dans les longs et douloureux parcours suivis par les couples inféconds, l'espoir reste possible.»

En 2008, 2,4% des enfants sont nés après procréation médicalement assistée en France, soit 20.136 naissances. Les centres français sont-ils aussi performants que d'autres à l'étranger en matière de FIV? Une enquête, publiée là encore dans le BEH, dévoile que les résultats français sont un peu inférieurs à ceux obtenus par les Danois et les Anglais, mais équivalents à ceux des Allemands. En France, après un cycle de fécondation in vitro, le taux de grossesse est de 15% et de 14,88% en Allemagne. Au Royaume-Uni, il est de 20,85% et de 18,68% au Danemark.

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