Le 17 janvier 2008, c'est le jour du transfert. C'est aussi la fête des Roselyne.
Le 1er avril, ce n'est pas un poisson, on n'en rira pas, c'est un scorpion qui vient nous piquer (cf.
Notre 1ère décision
en tant que parents ).
Le 20 août, c'est mon anniversaire. C'est aussi le vote du décret sous le Ministère de Roselyne Bachelot pour la reconnaissance des bébés, comme Rosalie, nés à moins de 22 semaines (cf.
20 08 2008 ).
Le 10 octobre, Rosalie a pu bénéficier de l'application de ce décret. Elle est inscrite sur les registres de l'Etat civil par une certaine Roselyne (cf.
Il faut toujours viser la lune... ). Quand assis au bureau des déclarations des décès, on entend prononcer "Rose, tu
t'en occupes ?", on s'étonne, on sourit de ce clin d'oeil, puis on fantasme. Peut-être que Rose est son diminutif ? Peut-être qu'en fait Rosalie va déclarer Rosalie
?! Quelle jolie pirouette pour boucler la boucle ! :)
Roselyne/Rosalie etc. mais ce n'est pas fini...
Rentrée soulagée à la maison, ce 10 octobre, j'allume la télévision. Sur la première chaîne un téléfilm qui retrace l'histoire vraie de deux femmes : l'une qui vit une grossesse sans problème
apparent mais sans contrôle régulier non plus, l'autre qui vit une grossesse très suivie, son petit garçon est atteint d'une cardiopathie sévère, à l'instar du petit garçon de ma
copinaute Nati. La première découvre à la suite d'un petit accident de la route, à 8 mois de grossesse, que sa fille est atteinte d'une anencéphalie. Le couple se pose les mêmes questions que
l'on s'est posé, est confronté aux mêmes incompréhensions. Puis, il décide de faire don des organes de leur fille. La greffe du coeur sur le petit garçon fonctionnera.
Rosalie n'aurait pas pu sauver le petit garçon de Nati. Nous n'avions pas le même terme.
Enormément touchée, puis troublée par tant de coïncidences auxquelles je ne parviens pas à donner de sens rationnel, j'ai mis beaucoup de temps à écrire cet article. Vous me ferez peut-être passer
pour folle, il n'empêche que c'est véridique. Une pure coïncidence peut-être mais qui étonne beaucoup quand j'arrive à en parler autour de moi. J'ignore si les faits ci-dessus relatés sont
signifiants, mais je me demande si le destin n'était pas marqué dès le 17 janvier...
Petite fleur, je pense à toi, ce soir encore on a parlé un peu de toi avec gygy d'amour, enfin parlé c'est vite dit... ça se résume à "quand ça a marché" mais aussi "après l'IMG"... c'est si
difficile pour nous d'être sans toi, désenfantés. Notre avenir avec d'autres bébés peut-être jamais...
Les 5 derniers commentaires