Alors voilà le courrier que j'avais cru rédigé exclusivement pour les femmes enceintes, à ce que je me souviens d'avoir lu dans un Figaro du 13 octobre dernier si ma mémoire est bonne.
Il n'est donc pas personnalisé "femmes enceintes".
Maintenant quoi en penser ?
Je fais part ici des échanges que j'ai eu avec mes congénères de yoga mardi dernier notamment.
Nous sommes toutes dans le doute, partageons toute la même incertitude.
Si l'on se fait vacciner, nous sommes susceptibles de le regretter si des effets secondaires et dangeureux se manifestaient.
Si l'on ne se fait pas vacciner, nous culpabiliserions aussi si nous attrappions cette satanée grippe et si nous compromettions notre vie et celle que nous portons.
De plus, on serait soigné au Tamiflu. A t-on un recul sur l'efficacité et les effets secondaires de ce médoc ?
Balle au centre !
Une de mes congénères, d'origine asiatique, nous a relaté ce qui se pratique en Chine : vaccination pour tous mais pas pour les femmes enceintes; les autorités ne le recommandant pas.
Une autre nous a fait part des avis contradictoires de son gygy qui est pour et de son généraliste qui est contre.
Une autre, puéricultrice à l'hôpital, que quand on voit des bébés mourir de la rougeole, on ne se pose plus la question de la vaccination "pas pour moi", on se vaccine. Elle doute beaucoup mais ne
sera pas concernée pour elle et son bébé puisque son accouchement est prévu pour bientôt. Elle devra donc prendre cette décision pour elle-même ce qui est différent.
La prof de yoga pense, et nous avons fini par la rejoindre dans sa réflexion, que si cette grippe était si grave, la vaccination devrait être OBLIGATOIRE, et ne pas laisser les personnes dans
l'expectative, dans le "en votre âme et conscience".
Aujourd'hui, question à gygy-légume qui reçoit de toutes ses patientes la même question. Si avant elle était une partisane du contre, depuis le discours de Roselyne hier soir (je ne l'ai pas
entendu, il faut que je me documente), elle se retranche derrière les préconisations des pouvoirs publics.
Un grand ramdam donc que l'on doit aussi aux médias ("pendant que l'on parle de ça, on ne parle pas d'autre chose" comme dirait l'autre), où la communauté des médecins français n'a plus d'avis, où
les scientifiques débattent encore et surtout, où il ne faut pas se voiler la face, si le gouvernement n'avait pris aucune mesure préventive, on serait toutes à sauter sur ce fichu vaccin ! Il faut
bien le reconnaître !
Ce qui me dérange dans les deux cas, vaccin ou pas, c'est que les Djemie's sont marqués à jamais d'avoir à revivre un deuil ou une malformation.
Le mot dilemne prend ici tout son sens :
- si on se fait vacciner : prend-on un risque et si oui lequel ?
- si on ne se fait pas vacciner : la réponse est claire et nette ! Oui nous prenons un risque, qui pour l'instant n'est pas facilement mesurable à moins de rester retranchée chez soi et que
nos hommes prennent eux le risque de se faire vacciner... mais le risque est là : il y a eu des morts et les femmes enceintes font malheureusement partie de la population à risque...
Alors... il me reste à téléphoner à ma toubib d'amour et puis décider...
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